Résistance bactérienne aux antibiotiques |
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Chacun d’entre nous héberge sur sa peau, dans sa gorge, à la surface de son intestin, etc., 10 000 à 100 000 milliards de bactéries, appartenant à plus de 400 espèces différentes. Heureusement, la plupart de ces bactéries ne sont pas pathogènes (responsables d’infections), mais un certain nombre le sont. La découverte au XXe siècle des médicaments antibiotiques pour lutter contre les bactéries pathogènes a constitué une révolution. Malheureusement, l’usage non raisonné des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire a eu pour conséquence la sélection de souches bactériennes capables de fabriquer des substances empêchant l’action des antibiotiques, ou de modifier leur cible ou leur pénétration dans les cellules. Les bactéries gagnent cette aptitude lors de mutations spontanées ou d’échanges de matériel génétique. Leur pouvoir pathogène tient largement à leurs capacités d’adaptation et à leur pouvoir multiplicatif. Elles se dédoublent en quelques minutes. Chaque division est l’occasion de mutations, certaines conférant aux bactéries un pouvoir de résistance aux antibiotiques. Les résistances ainsi acquises se distinguent des résistances naturelles des bactéries à partir desquelles est déterminé le spectre d’activité des antibiotiques.
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L’enjeu de santé publique |
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Après une période où régna la certitude erronée d’avoir jugulé les maladies infectieuses grâce aux antibiotiques, une course de vitesse s’est ouverte entre bactéries et chercheurs.
La résistance concerne souvent des infections nosocomiales (avec apparition de bactéries dites « multirésistantes », c’est à dire résistantes à de très nombreux antibiotiques, et posant de réels problèmes thérapeutiques) mais dépasse fréquemment l’enceinte des hôpitaux et est observée désormais en ville (comme par exemple le pneumocoque, à l’origine d’infections pulmonaires ou d’otites).
Le développement de ces résistances a également un impact économique. Par exemple, les médicaments nécessaires au traitement d’une tuberculose multirésistante sont presque cent fois plus chers que les traitements des tuberculoses sensibles aux antibiotiques traditionnels.
La montée des résistances peut être ralentie par une stratégie de prévention reposant sur un usage plus rationnel des antibiotiques et des mesures d’hygiène individuelle et collective. De nombreuses actions ont été mises en place comme celle que l’Organisation Mondiale de la Santé a lancé en 2001 pour la limitation et la surveillance de la résistance bactérienne aux antibiotiques.
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Le diagnostic |
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Le choix d’un traitement antibiotique adapté est guidé par l’identification des bactéries et la détermination de leur sensibilité aux différents antibiotiques (antibiogramme). L’antibiogramme, traditionnellement réalisé sur boite de pétri (méthode dite « de diffusion »), se fait de plus en plus grâce à des systèmes automatisant l’incubation, la lecture répétée et l’interprétation des résultats, et permettant de raccourcir le temps de réponse.
La surveillance des résistances bactériennes s’appuie sur des logiciels de suivi épidémiologique dédiés à l’échelle d’un département clinique, d’un hôpital, ou d’un territoire plus vaste (région, pays).
Les solutions bioMérieux dans la lutte contre la résistance bactérienne :
o bioMérieux propose plusieurs systèmes d'identification/antibiogramme : mini API®, VITEK®, VITEK 2®. Ces systèmes ont été dotés de systèmes experts qui permettent d'utiliser les connaissances scientifiques pour une interprétation complète des résultats en y intégrant lorsque nécessaire des conseils d'experts. Plusieurs bénéfices sont ainsi obtenus:
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