Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)

 

Le SRAS est une infection respiratoire aiguë sévère d’origine virale. Le virus responsable a été identifié en quelques semaines (un record) autorisant la mise au point d’un test diagnostique. Ce nouveau virus appartient au genre Coronavirus (famille des Coronaviridae) connu pour ses mutations fréquentes. La phase d’incubation dure en moyenne 6 jours (3 à 10 jours). Le SRAS touche principalement les adultes ; il est rare chez les enfants de moins de 15 ans et exceptionnel chez les enfants de moins de 1 an. Le virus se transmet entre les humains principalement par les postillons (éternuement, toux). Les personnes en contact étroit avec les patients ont un risque supérieur de contracter la maladie. Trente à 50 % des personnes infectées jusqu’à présent travaillaient dans les hôpitaux.

 
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L’enjeu de santé publique



 

Le SRAS est la première maladie grave et hautement transmissible ayant émergé au XXIe siècle. Le premier cas officiellement répertorié en février 2003 à Hanoï faisait en réalité suite à des cas apparus en Chine dès novembre 2002. Le virus a pour l’instant été trouvé notamment chez certains animaux sauvages (civette, blaireau, etc….) traditionnellement consommés dans le sud de la Chine. La progression de la maladie en a fait la première grande pandémie du XXIe siècle : en quelques mois environ 8000 personnes ont été touchées dans une trentaine de pays, plusieurs centaines en sont décédées. La mortalité du SRAS augmente avec l’âge du patient : de 1 % chez les moins de 24 ans à plus de 50 % chez les plus de 65 ans.

 

Le diagnostic

Aucun signe n’est spécifique du SRAS, tous peuvent être observés lors d’autres infections respiratoires d’origine virale.
- Les signes cliniques : fièvre ou hypothermie, maux de tête, malaise, douleurs musculaires composent le tableau clinique initial. Au bout de 24 à 36 heures apparaissent une toux sèche et des difficultés à respirer. D’autres signes peuvent s’associer : frissons, diarrhée, nausées, vomissements, perte d’appétit, pharyngite, douleurs articulaires, thoraciques ou abdominales, expectoration, écoulement nasal. L’évolution se fait vers un syndrome de détresse respiratoire aiguë imposant une assistance respiratoire.
- Les examens complémentaires : Typiquement, la radiographie pulmonaire montre des anomalies pour la plupart similaires à celles qui sont observées au cours de certaines pneumonies bactériennes (atypiques), certaines évoquant néanmoins le diagnostic de SRAS. La radiographie des poumons peut être initialement normale chez 20 % des patients et dans ces cas, le scanner thoracique met en évidence l’atteinte pulmonaire.
- Les examens biologiques : Les anomalies biologiques ne sont pas spécifiques, ce sont celles des infections respiratoires virales. Les examens microbiologiques recherchent le coronavirus responsable du SRAS mais aussi d’autres agents pathogènes associés ou responsables de ce tableau d’infection respiratoire non spécifique. Les premiers tests de biologie moléculaire ont été développés très rapidement après la découverte du virus responsable.

Les solutions bioMérieux dans le domaine du SRAS :

- Un test de biologie moléculaire utilisant la méthode d’amplification NASBA est en cours de développement

 



 

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