Maladie thromboembolique veineuse (MTEV) |
| |
La maladie thromboembolique veineuse s’exprime sous deux formes principales : la phlébite ou thrombose veineuse profonde et sa complication majeure l’embolie pulmonaire. En effet, plus de 70 % des embolies pulmonaires (EP) sont consécutives à la migration de caillots, ou embols, issus d’une thrombose veineuse profonde (TVP) des membres inférieurs, c'est-à-dire l'obstruction des veines par une thrombose (caillot sanguin). La gravité d’une embolie pulmonaire est directement liée au degré de l’obstruction vasculaire pulmonaire. Trois facteurs principaux concourent à la formation du caillot : altération de la paroi vasculaire, hypercoagulabilité sanguine et ralentissement local de la circulation sanguine.
|
| |
|
|
| |
L’enjeu de santé publique |
|
|
On estime à environ 4 millions le nombre de personnes concernées par les maladies thromboemboliques dans les pays industrialisés. Toute personne peut développer une thrombose veineuse profonde, mais il existe certains facteurs de risque, comme une immobilité prolongée, les longs voyages, la grossesse, l'utilisation de contraceptifs oraux, l’obésité, un âge avancé, un traitement oestrogénique, les antécédents familiaux, un traumatisme récent ou une intervention chirurgicale. Le tabagisme et l’alcoolisme sont des facteurs aggravants.
|
| |
Le diagnostic |
|
Toute suspicion clinique de MTEV doit être confirmée par des examens complémentaires et biologiques, car les signes cliniques ne sont pas spécifiques. L’imagerie médicale repose en première intention sur les examens non invasifs. L’angiographie pulmonaire, examen de référence pour le diagnostic d’EP, comporte en effet des risques non négligeables de décès (0,1 %) et de complications majeures (1,5 %). Il est aussi important de porter le diagnostic de MTEV que de l’exclure pour éviter d’administrer un traitement anti-coagulant à un patient qui n’en a pas besoin (le diagnostic de MTEV n’est confirmé que chez 20 à 25 % seulement des patients cliniquement suspects).
- Les signes cliniques :
o TVP : localement douleur, gonflement, chaleur cutanée, c’est le caractère unilatéral de ces signes peu spécifiques qui évoque la TVP ; la fièvre est peu élevée.
o EP : douleur thoracique, respiration rapide, sueurs, cyanose (coloration bleuâtre des lèvres et des extrémités) et sensation d’étouffement.
- Les examens complémentaires :
o TVP : l’échographie-doppler permet de localiser la thrombose et d’en évaluer le retentissement hémodynamique.
o EP : anomalies électrocardiographiques dans 70 % des cas, le plus souvent non significatives. Radiographie pulmonaire le plus souvent anormale. Une scintigraphie de perfusion pulmonaire normale élimine l’EP. Dans les cas graves, l’échocardiographie cardiaque et l’angioscanner thoracique spiralé sont nécessaires.
- Les examens biologiques : Le niveau d’oxygénation du sang est insuffisant chez environ 3 patients sur 4 atteints d’EP (étude des gaz du sang). Un taux de D-dimères (produits de dégradation de la fibrine, élément du caillot) normal permet d’exclure, de façon quasi-certaine, la présence d’une phlébite ou d’une embolie pulmonaire. Ces tests d’exécution rapide permettent désormais d’obtenir en une demi-heure des résultats dont la sensibilité et la valeur prédictive négative sont proches de 100 %. Les stratégies diagnostiques incluant le dosage des D-dimères ont prouvé leur efficacité. De plus, elles permettent de limiter les examens complémentaires et donc le coût total du diagnostic.
Les solutions bioMérieux dans le domaine des maladies thromboemboliques veineuses :
o VIDAS® D-Dimer Exclusion™ : le seul test du marché à être enregistré par la FDA pour l’exclusion des phlébites et des embolies pulmonaires, et à être marqué CE pour l’exclusion des embolies pulmonaires.
o MDA® II
o Coag-A-Mate® MTX II
|
|
|
| |
|