Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) |
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Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) infecte le système immunitaire, induisant un déficit immunitaire sévère. Le VIH est un lentivirus (famille des rétrovirus) dont les principales cibles sont des globules blancs (lymphocytes CD4). En l'absence de traitement antirétroviral, la destruction du système immunitaire se fait typiquement en plusieurs phases : chute rapide et transitoire des lymphocytes CD4 pendant la première année, lente diminution de ceux-ci lors d’une période allant de quelques mois à plus de 10 ans, entrée dans la phase SIDA (Syndrome de l’ImmunoDéficience Acquise) avec effondrement du taux de lymphocytes CD4. Le tableau clinique du SIDA comporte essentiellement des complications infectieuses et des cancers provoqués par le déficit immunitaire.
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L’enjeu de santé publique |
HIV virus
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Depuis le début de l’épidémie (fin des années 1970, début des années 1980, selon les pays), le nombre de personnes vivant avec le VIH s’est accru de façon alarmante et très inégale. Sur les 40 millions de personnes porteuses du virus en 2003, 27 millions vivaient en Afrique subsaharienne et 6 millions dans le Sud et le Sud Est asiatique.
En 2003, 5 millions de personnes ont été infectées, (14 000 nouveaux cas chaque jour). Quatre millions d’enfants de moins de 15 ans vivent aujourd’hui avec le VIH. Le SIDA est la principale cause de décès chez les 15-59 ans dans le monde. Près de 80 % des 3 millions de décès causés par le SIDA en 2003 sont survenus en Afrique subsaharienne où le SIDA tue près de 5 000 hommes et femmes et un millier d’enfants chaque jour.
Les associations d’antirétroviraux (trithérapie) ont transformé l’évolution de la maladie, mais elles restent inaccessibles, pour des raisons économiques notamment, aux pays les plus touchés par l’épidémie. Récemment, certains accords ont été passés avec des groupes pharmaceutiques et des sociétés du diagnostic dans le but de réduire le coût de certains de leurs produits dans les pays en voie de développement. Dans ce cadre, bioMérieux s’est associé avec la Fondation William J. Clinton (communiqué de presse).
Les stratégies de prévention de l’infection par le VIH sont difficiles à mettre en œuvre, mais représentent un moyen déterminant de lutte contre la propagation de la pandémie.
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Le diagnostic |
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·Les signes cliniques : La primo-infection est asymptomatique ou se traduit par des signes infectieux non spécifiques. Au cours de l’évolution, le patient présente des complications infectieuses et tumorales. Lorsque les défenses immunitaires d’un patient sont très diminuées, il est susceptible de développer certaines infections dites opportunistes (tuberculose, CMV, toxoplasmose, etc.), et certaines tumeurs (syndrome de Kaposi notamment).
·Les examens biologiques : La détection d’anticorps anti-VIH signe l’infection par le VIH (séropositivité). Pendant longtemps, le seul examen de suivi de l'évolution de l'infection était la numération des lymphocytes CD4. Aujourd'hui, dans les pays dont l'infrastructure médicale le permet, on mesure la charge virale, devenue indispensable pour évaluer l'efficacité d'un traitement antirétroviral et l'adapter si le virus développe des résistances aux molécules utilisées.
Les solutions bioMérieux dans le domaine de l’HIV :
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