Développement et Technologies durables
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Le diagnostic au service de la Prévention pour une Santé durable






Les objectifs du développement durable dans le secteur de la santé



Le droit à la vie est donné à tous ; celui de la Santé est inégalement réparti. Un français dépense environ 2500 euros pour sa santé (Le Monde – 25 juillet 2003) ; un américain le double (représentant presque 15% du PIB). Un africain environ 100 à 200 fois moins. Un chinois dépense 200 $ (en dollars internationaux) pour sa santé. Avoir les moyens de se soigner, de prévenir les grandes pathologies c’est se donner les moyens de se développer et de durer. L’investissement dans une Santé durable passe par des choix politique et financier que tous les pays n’ont pas à leur portée.

Les maladies actuelles grèvent encore lourdement l’espérance de vie ; un éclairage spécial doit être porté sur les maladies infectieuses parmi lesquelles hélas figurent le plus terrible des palmarès : Le SIDA, la Tuberculose, le paludisme tuent encore 6 millions de personnes chaque année (OMS – 2002). Pour ces maladies, des solutions existent pour prévenir, parfois guérir ; mais dans tous les cas, le monde scientifique dispose de moyens de savoir : le diagnostic biologique, au laboratoire est l’un des outils les plus performants ; charge à nous de développer des tests accessibles, tant dans les prix pratiqués que dans les technologies offertes au professionnels de santé.

La prévention passe aussi par des méthodes simples telle que la moustiquaire imprégnée de répulsif (paludisme) ou de préservatifs (maladie transmise par voie sexuelle – SIDA, hépatites) comme l’évoque le rapport Scaling up (OMS 31 janvier 2002) ; une autre voie complémentaire de prévention est représentée par le diagnostic biologiques avec les analyses au laboratoire.

Les fabricants de réactifs et de systèmes de diagnostic sont amenés à réfléchir aux solutions capables de convenir au plus grand nombre ; chaque pays offre une marge de manœuvre qui lui est propre en fonction des choix qui sont faits. La première étape consiste à lister une succession de pathologies les plus présentes dans le pays ; cette étude est déterminante pour fixer les priorités de lutte contre les maladies infectieuses par exemple. Le constat, le recensement des grands problèmes de Santé Publique est affiné par les nombreuses études réalisées par des organisations indépendantes (OMS, ONUSIDA, Banque Mondiale, UNESCO, UNICEF) ou non gouvernementale. La prévention passe donc par cet état des lieux pour guider efficacement la lutte.

La deuxième étape consiste à mettre en place une politique de Santé associant diagnostic et thérapeutique ; le diagnostic biologique est l’un des outils à notre disposition avec le diagnostic clinique et radiologique pour dépister, détecter et évaluer les niveaux d’atteinte et permettre une action adaptée : comment traiter, comment assurer le suivi , comment s’assurer du résultat.

Si la première étape est presque toujours possible , il n’en est pas de même pour le diagnostic et la thérapeutique ; le cas idéal d’un système de soin intervenant dans des structures parfaitement identifiées et organisées (dispensaire, hôpital, laboratoire) n’est pas le cas général. Cette situation est généralement accentuée par des difficultés à financer les efforts exigés pour maintenir les populations dans un état de santé durable. Le diagnostic peut contribuer par les économies de Santé qu’il génère à un meilleure équilibre . Une étude française a permis de montrer que le dépistage systématique du virus de l’hépatite C (VHC) a permis une économie de 50M€ (données SFRL).



Par ailleurs on sait que prévoir la sensibilité des bactéries aux antibiotiques permet d’anticiper les thérapeutiques et de prescrire une antibiothérapie adaptée, augmentant considérablement les chances de succès. Le patient sort plus rapidement de l’hôpital et sa guérison est plus rapide. Mais dans le cas des maladies infectieuses bactériennes un autre élément est capital : l’écologie bactérienne. En effet, on peut, grâce au diagnostic microbiologique, limiter à terme la résistance des bactéries aux antibiotique et surtout promouvoir une utilisation écologique des molécules antibiotiques .

C’est l’une des grandes avancées du diagnostic que d’analyser au plus près les gènes des bactéries et des virus ( par des techniques de biologie moléculaire) et ainsi décrypter les informations permettant au thérapeute une stratégie de soins adaptés. L’exemple très clair aujourd’hui est représenté par la tuberculose ; autrefois long et coûteux, les traitements anti-tuberculeux associent toujours plusieurs molécules mais à des doses et de durées de traitement beaucoup plus ciblés ; la prédiction des résistances autorise cette nouvelle ère du traitement au plus près du patient.


L’Education des populations est un axe indispensable à une meilleure efficacité des actions de Santé publique ; l’hygiène en est un bon exemple. Beaucoup de pays sont soumis au manque d’eau potable ; les risques infectieux y sont très forts ; maîtriser la propreté des mains, savoir contrôler la désinfection des installations sont autant d’approches qui améliore la santé et la sécurité ; les activités agro-alimentaires sont les premières concernées. Les hôpitaux aussi doivent ré-apprendre les règles élémentaires d’hygiène pour contrôler leurs infections (risque nosocomial potentiel et avèré).

Autrement dit la Santé passe par des systèmes organisés et par la pertinence des soins (rapport du haut conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie – Avril 2003) ; le financement adopté par de nombreux pays – une mise en commun collective des efforts – a trouvé ses limites et doit nécessairement évoluer. Il faut être de plus en plus créatif pour imaginer puis mettre en place des politiques de soins réalistes et applicables au plus grand nombre. Il nous faudra demain mieux hiérarchiser nos prises en charges pour un développement durable des systèmes d’accès au soins et de solidarité.


 

Exemples de nouvelles technologies

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Développement durable :
"Répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins." C'est la définition la plus commune. Elle fut rédigée par la "Commission Brundland" sous la direction de Gro Harlem Brundland en 1987. "Le développement durable engage simultanément des objectifs de prospérité économique, de préservation environnementale et d'égalité sociale. Ainsi, les entreprises qui oeuvrent dans ce sens ne doivent pas seulement se fixer des objectifs financiers, mais prendre en compte ces trois critères.". Ceci est la définition du Conseil économique mondial pour le développement durable (WBCSD).